Samedi
Matin 15°C - Après-midi 17°C
Rien de bien réjouissant pour un samedi. Et pourtant, un miracle s'est produit.
Il est à peu près 13h15 lorsque, alors qu'il n'a pas cessé de pleuvoir depuis le matin, je l'ai aperçue, au détour de ma boîte aux lettres. Quoi donc, vous demandez-vous peut-être ?
L'ombre de ton chat d'Emeline Bravo
Les Editions Filaplomb font, à leur tour, leur rentrée littéraire et en beauté. Qui d'autre au monde serait capable de faire apparaitre une ombre un jour de pluie continue.
J'ai piqué sur le site des Editions Filaplomb les lignes suivantes :
J'ai beaucoup de mal à vous parler de cette nouvelle. Il faut dire que "l'ombre de ton chat" de Emeline Bravo se joue dans la
nuance, dans le détail et que je m'en voudrais d'en dévoiler la substance.
Ce serait comme d'essayer de décrire un tableau impressionniste avec des mots.
Il y est question d'une femme et d'un chat dans un appartement et qui s'observent.
On y parle d’un amour qu’elle a perdu puis retrouvé.
Mais peut-on retrouver l'amour qui s'était autrefois brisé ? Malgré les années, les distances et le poids du vécu, peut-on être de nouveau pleinement aimant et aimée ?
Et si oui, comment cela se vit-il au quotidien ? Comment cela évolue-t-il dans le fil des jours ? Et comment cela dure-t-il ?
Et s'il venait à se perdre de nouveau ?
Extrait :
«[…] Les rides auxquelles je m’étais habituée me paraissaient aussi insultantes pour notre amour que l’étaient, sur mon corps, les traces de mes trois maternités. Tu n’as pas changé non plus,
avais-je envie de dire, à un détail près… Mais je me taisais. Je cherchais dans tes yeux ce que nous pourrions devenir. Tes pupilles m’éclaboussaient de paillettes. Ton visage paraissait un peu
chiffonné, à peine, par les années. Nous n’avons pas évoqué ce qui nous avait séparés, pas tout de suite. Nous nous tenions la main par-dessus la table d’un café où nous nous étions réfugiés.
[…]».
Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, elle est venue accompagnée d'une demande :
Tant qu'à piquer, piquons encore :
Louis revient des Landes où il travaille et rentre à Béziers. Il y retrouvera Andrée et leurs promenades le long des Allées, sous le regard de la statue de Paul
Riquet. Les jeunes gens viennent d'avoir vingt ans et c'est, en 1943, un âge où l'on s'inquiète de s'engager dans et pour la vie. Ainsi, Louis réfléchit-il à la manière dont il demandera la main de
la jeune femme...
Jean-Louis Ruffel, tout en finesse et en nons-dits, nous transporte, à travers la pensée de chacun des deux, jusqu'à ce rendez-vous amoureux où doit avoir lieu «la demande
en mariage»...
Extrait :
«[…] Elle le verrait demain. Lorsqu’il viendrait à sa rencontre sur les Allées, elle le reconnaîtrait de loin et son cœur se mettrait à fondre. Il était grand, svelte, avait des cheveux blonds
qui flottaient au vent et une façon inimitable de lever les bras en la voyant et d’agiter la main. Elle adorait ses yeux bleus qui savaient être si tendres et si rieurs, […]».
L'auteur :
Jean-Louis Ruffel écrit des nouvelles, des pièces de théâtre et des poèmes depuis l’âge de 17 ans.
La littérature est ce qui lui permet d’approfondir sa propre humanité, le mystère de sa destinée et de son existence.
A 60 ans, Jean-Louis Ruffel vit aujourd’hui en Provence où il tente de se consacrer entièrement à son rêve de trouver un jour, grâce à l’écriture, “le lieu et la formule”.
En 2007, Les Editions Filaplomb ont édité “Florence”, une autre de ses nouvelles.
Que faites-vous encore ici ? Vous n'êtes pas encore sur le site de
Filaplomb ? ;o)
Par Elza
-
Publié dans : Moments délicieux
2
Vos réactions